lundi, juin 24, 2024
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Votre enfant n’en fait qu’à sa tête?

Article rédigé par Nora Idrissi Lachkhem
Article rédigé par Nora Idrissi Lachkhem
Psychologue chez Positive Human Center

Votre enfant n’écoute rien de ce que vous lui dites, il n’en fait qu’à sa tête et, chaque fois, les sorties se transforment en drame? Félicitations votre enfant est tout à fait normal, car, sachez-le, un enfant qui obéit au doigt et à l’œil et qui est sage comme une image est un enfant qui ne va pas bien. Bien sûr, il ne s’agit pas pour autant de laisser votre enfant agir à sa guise et sans limites.

Il s’agit tout d’abord de veiller à bien établir ses objectifs d’éducation et trancher sur la question : « Je veux que mon enfant soit heureux, épanoui et qu’il réussisse dans la vie » ou bien « Je veux que mon enfant soit parfait et qu’il m’obéisse sans discuter » ?

Si votre choix d’éducation se porte sur la parentalité positive, alors je peux vous apporter quelques clés et outils pour vous aider. 

Sachez tout d’abord que l’enfant est une personne à part entière et non une extension de vous-même. Il a sa propre personnalité qui se développe de jour en jour grâce aux jeux, à la découverte et surtout grâce à vous.

Votre enfant est unique même au sein d’une fratrie. L’essentiel est donc d’abord d’apprendre à le connaître et à l’écouter, la parentalité étant une aventure que nous devrions savourer durant l’ensemble des étapes de son épanouissement.

Bien qu’il n’existe pas de formule magique infaillible qui s’applique à tous les enfants, car, rappelez-vous, chaque enfant est unique, voici quelques conseils qui pourront vous être utiles :

Adaptez vos instructions en fonction de l’âge de votre enfant

Il est nécessaire avant tout de prendre en compte le stade de développement émotionnel et cognitif de votre enfant afin de comprendre qu’en fonction de son âge, certaines instructions ne peuvent être ni comprises ni exécutées.

Quand votre enfant de cinq ans est en colère, il est pris dans une tempête émotionnelle qu’il ne sait pas gérer ; il faut donc le laisser découvrir cette émotion et l’aider à traverser cette crise. « Tu es en colère, car je n’ai pas voulu t’acheter les bonbons au chocolat que tu voulais, mais tu as quand même pris une sucette et nous avons, en plus, un cake. Est-ce que tu veux un câlin pour te consoler ou tu préfères te calmer tout seul ? Je suis dans la cuisine si tu changes d’avis. »

Expliquez à votre enfant l’importance des règles à suivre

La parentalité positive ne veut pas dire laxisme, il vous faudra donc établir un cadre avec des règles explicites et fermes. Ce cadre est essentiel, car il est sécurisant pour votre enfant, mais cela ne l’empêchera toutefois pas de tester vos limites. C’est donc à vous de jouer.

Expliquer à votre enfant pourquoi ces règles sont importantes l’aidera à comprendre et, avec le temps, cela le responsabilisera : « Tu sais pourquoi tu dois dormir à 20h ? Parce que quand tu dors, ton corps et ton cerveau grandissent et ça veut dire que, non seulement, tu deviens plus grand, mais aussi plus intelligent. Rappelle-toi la dernière fois quand tu t’es levé très, très tôt et que tu n’avais pas assez dormi ; tu étais très fatigué à l’école et très contrarié aussi. »

Demandez à votre enfant une chose à la fois et félicitez-le pour ses petites réussites

Soyez clair et concis dans vos instructions. Si vous dites, par exemple, à votre enfant : « Allez ! prends tes lunettes, ton cartable et tes baskets et dépêche-toi ! » cela fait beaucoup en une seule phrase. Il est tout à fait normal que votre enfant se perde au milieu de tout ça.

Commencez donc par lui demander de mettre ses lunettes ou de les chercher le cas échéant. Une fois que c’est fait, demandez-lui qu’il mette ses baskets et si votre enfant est très fier d’apprendre à fermer ses lacets tout seul, évitez de lui hurler de se dépêcher (ce qui aura pour but de bloquer son cerveau) et proposez-lui de l’aider s’il veut bien pour aller plus vite. Et n’oubliez pas de le féliciter pour ce nouvel apprentissage « Bravo, tu as réussi à lacer tes chaussures tout seul comme un grand. »

Félicitez et récompensez les comportements positifs de votre enfant

Pratiquer le renforcement positif, là-dessus, les Neuroscientifiques sont tous d’accord : c’est ce qui marche le mieux. La raison est toute simple : Nous avons cette fâcheuse tendance à retenir les choses négatives, c’est notre biais de négativité qui en est la cause. Il en est de même pour nos enfants!

Au lieu de lui rappeler à chaque fois qu’il n’écoute pas et qu’il n’obéit pas, essayez de faire attention justement aux nombres de fois où il vous a obéi et qu’il vous a écouté. Félicitez-le ou même, récompensez-le, il comprendra alors qu’il peut attirer votre attention également de façon positive et pas seulement en faisant des bêtises, car justement, quand votre enfant désobéit, il est sûr d’avoir toute votre attention.

Utilisez des instructions positives pour mieux communiquer avec votre enfant

Évitez les instructions négatives ; oui, c’est assez compliqué, mais nécessaire, car, sachez-le, le cerveau ne comprend pas la négation. Si je vous demande de ne pas penser à un éléphant rose dans une pièce verte, vous y penserez malgré vous et malgré mon instruction de ne pas y penser.

Cette découverte assez déroutante des Neuro-scientifiques vous aidera à comprendre pourquoi les « Ne cours pas et ne crie pas ! » ne marchent pas. Essayez plutôt « Marche lentement et parle doucement » vous verrez, cela pourra s’avérer bien plus efficace.

Gardez une cohérence entre vos paroles et vos actions

Soyez un exemple pour votre enfant. Ce que vous demandez à votre enfant doit être cohérent avec votre propre comportement. Vous ne pouvez pas demander à votre enfant de passer moins de temps sur les écrans quand il vous voit passer beaucoup trop d’heures sur votre propre écran de téléphone. Par mimétisme, votre enfant sera probablement plus intéressé par la lecture s’il vous voit vous-même lire, bref « Fais ce que je dis, mais pas ce que je fais » eh bien ça ne marche pas.

En définitive, armez-vous de patience, d’amour et d’indulgence envers vous-même. 

Faites de votre mieux sans comparer – ni vos enfants ni vous-même – aux autres ; c’est dangereux et cela vous rendra tous malheureux, car l’enfant et le parent parfait, ça n’existe pas.

Si malgré tous vos efforts, vous constatez que rien ne marche pour améliorer la situation, n’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel.

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